HISTOIRE DU MAROC

HISTOIRE DU MAROC



Le Maroc au 3ème Millénaire


La préhistoire

L'homme est déjà présent, vers 800 000 av.J-C, sur le rivage Atlantique, comme le témoignent les outils retrouvés à Casablanca, les plus ancestraux, d'ailleurs, d'Afrique du Nord. Vers 5000 ans av.J-C, de nouvelles populations du Proche-Orient cohabitent et se mêlent aux descendants des premiers habitants du Maroc. Ces nouveaux venus sont les ascendants de la famille des Berbères, élargie par des apports méditerranéens.

Le Pastoralisme

Vers 1600 av J-c., à l'âge du Bronze, des pasteurs Berbères gravent sur des rochers du Haut Atlas des dessins de poignards, de hallebardes, de haches et de boucliers, sujets utilisés autrefois par les mauritaniens pour les deux grandes activités du moment : la chasse et la pêche .

L'antiquité

Vers 800-600 av J-C., le Maroc entre dans l'histoire. L'écriture libyque, inventée par les Berbères, apparaît dans l'Atlas et des Phéniciennes sont marquées sur des poteries repérées sur l'île d'Essaouira vers 500 av J-C., les Ethiopiens, "ceux qui sont brûlés par le soleil", s'installent au Maroc. Au nord, casaniers, ils vivent dans des logis troglodytiques ; au sud, cavaliers nomades, ils s'adonnent à la chasse. Les Atlantes, quant à eux, occupent le centre de l'Atlas et donnent leur nom à l'océan Atlantique.

Au IV ème siècle av. J-C., naissance de la Maurétanie

Les Grecs nomment les "Mauriciens" les Libyens occidentaux, appellations que les habitants du Maroc et de l'Algérie occidentale actuels se donnent eux mêmes. Entre 25 av J-C. et 23 ap. J-C, Juba II, Roi de Maurétanie, est installé à la tête du Royaume par Auguste et réside à Volubilis . Il décrit le pays dans un livre utilisé plus tard par Pline . Il installe des fabriques de pourpre sur l'île de Mogador, au large d'Essaouira, et sillonne les îles Canaries par sa marine .

En 42 ap J-C., la conquête romaine

Les armées Romaines prennent possession de la Maurétanie Tingitane, mise en valeur par la création des routes, connaît un essor agricole et un commerce actif. Tingis, Lixus, Volubilis, Benassa se développent. L'influence romaine se conservera au sud, jusqu'en 429, date du passage des Vandales dans cette partie de la Mauritanie Tingitane . Il semblerait qu'à partir de 533, les flottes Byzantines puis Wisigothe aient occupé Ceuta et Essaouira ; il ne subsiste que de rares objets de leur passage.

La conquête musulmane

L'islamisation : Dés 682, le chef Arabe Oqba Ibnou Nafi'i, fondateur de Kairouan, la première cité musulmane en Tunisie, entame un raid jusqu'aux côtes atlantiques. Berbères et Byzantins se soulèvent alors contre l'envahisseur, mais les Arabes musulmans parviennent à étendre leur domination, faisant ainsi progresser l'islamisation des populations.

La crise du califat: La domination musulmane se consolide malgré la formation de Royaumes aux doctrines religieuses insoumises, comme le Royaume kharidjite de Sigilmassa, dans le Tafilalet, ou celui de Berghouata, sur le littoral Atlantique. En 740, éclate une importante révolte contre les autorités de Damas, siège du Califat Omeyyade. Peu à peu, le Maroc échappe à leur pouvoir, et se morcelle en nombreux Royaumes et Principautés.

La Dynastie idrisside

En 788, aura naissance de la première dynastie musulmane, d'origine moyen-orientale. En 791, création de l'État Marocain. Idriss Ier, descendant d'Ali, gendre du prophète, fuira l'Arabie pour échapper au massacre de sa famille pour venir s'installer à Volubilis et fondera Fès qui, après sa mort en 792, sera désignée capitale du Royaume par son fils successeur Idriss II. Ce dernier s'occupera de la construction de la ville en 803. il mourut en 828. L'administration du Royaume sera confiée à ses fils, puis à ses frères. La vie économique sera prospère à Fès. En 857 et 859 la cité se prévaudra des prodigieuses mosquées Quaraouiyine et des Andalous. Au début du XI ème siècle, les Idrissides sont indiqués Califes à Cordoue jusqu'à ce que la division de l'Espagne cause leur décadence et leur disparition en 1055.

La dynastie almoravide

Dynastie Berbère originaire du Sahara occidental, leur nom de l'arabe "Al Mourabitoun" signifie les moines guerriers, avait comme Sultan : Youssef Ibn Tachfine qui construira la ville de Marrakech (future capitale du Royaume) vers 1070, puis s'occupera ensuite de l'unification politique entre le Maroc et l'Espagne musulmane. A travers lui, la civilisation Andalouse se répandra au Maghreb, puis à la tête des troupes Almoravides, s'emparera de l'Espagne jusqu'a l'Èbre. Ali Ben Youssef, son fils, lui succédera en 1106 pour y régner pendant 37 ans.

La Dynastie almohade

Dynastie Berbère originaire du Haut-atlas, leur nom de l'arabe "Al Mouwahidoune"," les unitaires", sermonnant l'unicité de Dieu. Son fondateur ne sera autre qu'Ibn Toumart, prédicateur à Tin-mal (Haut-atlas).

Abdel-Moumen, son disciple, prendra Marrakech pour capitale d'où la construction de la Koutoubia, puis fondera l'Empire Almohade, et parviendra à unifier l'Afrique du Nord, mais décédera à Rabat en 1163 avant de pouvoir relier l'Andalousie à son Empire. Cette gloire reviendra à son successeur Yacoub El-Mansour, victorieux de la bataille à Alarcos en 1195, contre les Portugais et les Espagnols.

Après la disparition de ce dernier, les insuccès militaires suivront, ce qui incitera à la division de l'Empire, suivie de l'éjection du système religieux d'Ibn-Toumert.

La Dynastie mérinide

Dynastie Berbère (nomades Zénètes originaires du Bassin de la haute Moulouya). Cette Dynastie aura pour capitale Fès, procèdera à la création de Fès El-Jedid et la construction de plusieurs medersas dont la Medersa El-Attarine, la Medersa Abou Inane, ou encore la Medersa Mérinide à Salé. Celle-ci profitera de l'alanguissement de l'Empire Almohade pour s'accaparer des villes de Fès, de Rabat, de Salé et des plaines fertiles du Sais et du Gharb. Ultérieurement, le Sultan Mérinide Abou Youssef Yacoub s'emparera de la ville de Marrakech en 1269 pour ainsi évincer la Dynastie Almohade.

En tant que chef suprême de la dynastie mérinide, Abou El-Hassan tentera alors de reconstituer l'Empire vers 1331 d'où la conquête de Tlemcen en Algérie et Tunis en 1347, mais n'aurait pas parvenu à garder l'Espagne et Algéciras en 1340.

En 1348, la peste noire et les rébellions de Tlemcen et de Tunis marqueront la décadence des Mérinides qui ne parviendront pas à refouler les Portugais et les Espagnols, leur permettant ainsi, par le biais aussi de leurs continuateurs les Wattassides de s'installer sur la côte. La résistance s'organisera autour des confréries et des marabouts dont sera dérivée la dynastie saadienne.

La Dynastie saadienne

Dynastie chérifienne (de "Chorfa descendants du prophète Mohamed) originaire de la vallée du Draa. Marrakech sera leur capitale. En 1578, viendra le tour d'Ahmed Al Mansour Eddahbi qui sera l'auteur de plusieurs bels exploits, dont la victoire laborieuse de "la Bataille des trois rois" à Oued El-Makhazine; "la conquête de Tombouctou" d'ou il ramènera or et esclaves; ensuite "la construction du palais El Badiî", le développement de l'industrie du sucre et des armes... Le règne d'Ahmed Al Mansour Eddahbi prendra fin en 1602

La Dynastie alaouite

Dynastie issue des chorfa de Tafilalet descendants d'Ali qui agissent en souverains indépendants depuis le milieu du XV ème siècle, ils infligeront leur autorité dès 1666. Son fondateur et chef spirituel, Moulay Ali Chérif et ses successeurs (Mohamed Ben Ali Chérif proclamé premier Roi en 1640, et Moulay Rachid qui s'occupera de l'institution de la monnaie en 1664) entendront réunifier le Maroc, appliquant par là une stratégie économique et militaire des plus rigides.

En 1672, viendra le tour de Moulay Ismaël d'exercer un pouvoir absolu tout en croissant l'œuvre accomplie par ses prédécesseurs. Le Sultan commencera tout d'abord par la construction de la ville de Méknès, ville qu'il désignera par la suite capitale du Royaume. Après avoir repris Larache et Tanger, Moulay Ismaël renversera les pouvoirs politiques et religieux locaux et fondera ainsi l'Empire Chérifien ; sa domination sera étendue jusqu'au Sénégal en se formant un réseau de forteresses à partir desquelles une armée de métiers opérera .Il se consacrera par la suite à mettre en place des relations diplomatiques fructueuses avec des pays étrangers, particulièrement au temps de Louis XIV et Jacques II d'Angleterre.

Après la mort du glorieux défunt en 1727, Sidi Mohamed Ben Abdallâh (Mohamed III) lui succéda en 1757, musulman fervent, fier de sa qualité de chérif, il ne songeait qu'a apporter au pays le repos et la paix. Aussi fut -il accueilli comme un homme providentiel et sa proclamation prit le caractère d'un véritable plébiscite. Sitôt investi du pouvoir, il allégea les impôts,frappa une monnaie saine et reconstitua une nouvelle armée avec les débris des tributs Guich. Simultanément, il s'employa à fortifier les ports marocains et eut la chance de reprendre Mazagan aux portugais (1769). Il conclut la paix avec les Espagnols et un accord sur les prisonniers avec Louis XV (cet accord que Moulay Ismaïl n'avait pas pu obtenir de Louis XIV). Considérant que le Maroc avait besoin de renforcer ses relations avec l'extérieur pour compenser la perte du Triq-Sultan, il signa des traités de commerce avec le Danemark, la Suède, l'Angleterre et les Etats-Unis, qui venaient de proclamer leur indépendance et que Sidi Mohammed fut un des premiers à reconnaître. Il reçut à cette occasion une très belle lettre de George Washington, proposant d'instaurer une paix perpétuelle entre leurs deux pays. Mais le fait le plus saillant de son règne fut, sans conteste, la fondation de Mogador, dont il confia la construction à l'architecte français Gournot. Sans doute aurait-il fait bien davantage s'il n'avait pas été paralysé par la médiocrité de ses ressources. Lorsqu'il mourut en 1790, il laissait la Maroc en bien meilleure posture qu'il ne l'avait trouvé.

Devenu alors successeur de Moulay Yazid Ben Abdallâh qui n'aurait gouverné que pendant une durée de deux ans (1790-1792), Moulay Slimane restituera Oujda des mains des turcs, bâtira plusieurs mosquées et medersas et ne manquera pas aussi à l'aide des Algériens durant la guerre d'Isly. Suite au soutien de l'Empire Chérifien à l'Émir Abd el-Kader d'Algérie, le Maroc connaîtra alors une crise politique des plus ardues d'ou la provocation des interventions militaires de la France en 1844 et de l'Espagne en 1859-1860, les affrontements suivront jusqu'en 1873 par le Sultan Mohamed IV. Malgré les efforts imminents du Sultan Moulay Hassan Ier, successeur de Mohamed IV, il aura pour objet de consolider le pouvoir par le ralliement des tributs du Haut Atlas, et moderniser le pays tout en maintenant l'indépendance, des traités sont alors imposés par la Grande Bretagne, l'Espagne et la France. Le pays s'endettera auprès des banques étrangères. My Hassan Ier décédera en 1894, il sera remplacé par le Sultan My Abdelaziz qui, lui, régnera jusqu'en 1907, l'année même ou Moulay Hafid prendra le relais. A la suite de l'assassinat de quelques ressortissants européens, les Français occuperont Casablanca, alors que la France et l'Espagne étaient déjà nommés mandataires de la nouvelle banque d'Etat du Maroc au cours de la conférence d'Algésiras en 1906.

L'Histoire contemporaine du Maroc

Le Protectorat

En 1909, l'Espagne débute la conquête militaire du croissant rifain, ensuite, deux ans après, le Sultan Moulay Hafid appellera l'armée française pour libérer Fès, cernée par des tributs factieuses. Suite à la pénétration française, le Sultan sera acculé à accepter un traité de protectorat singé le 30 mars 1912; une zone d'influence sera confiée à l'Espagne. Le Sultan Moulay Hafid déloge et laisse le trône à son frère Moulay Youssef, un homme de culture qui commencera son parcours d'abord par construire plusieurs écoles et collèges dont celui qui porte son nom ( Moulay Youssef et Moulay Idriss ). La même année connaîtra la nomination du Général Lyautey au grade de résident général du Maroc, celui-ci ne tardera pas à désigner Rabat comme capitale et, avec l'urbaniste Léon Henri Prost, entreprendra de moderniser les villes du Royaume en 1921, Abdelkrim El Khattabi conduira la révolte du Rif, pour s'opposer à la domination européenne.

Sa Majesté le Roi Mohammed V

Le Général Lyautey partira en 1925, et la France diminuera les prérogatives du pouvoir fondamental chérifien en procédant de plus en plus par la gestion directe. La résistance s'accommodera, à partir de jeunes élites urbaines ; la seconde guerre mondiale marquera une trêve entre l'opposition nationaliste et la France. Pendant la guerre, S.M le Roi Mohamed Ben Youssef (Mohamed V) devenu alors Sultan du Royaume Chérifien en 1927, entreprendra de protéger tous les Juifs Marocains face au régime de Vichy. En 1944, sera proclamé le manifeste de l'indépendance ; trois ans après, S.M le Roi Mohamed V se prononcera à Tanger (ville internationale) en sa faveur. Durant les cinq années qui suivent, les négociations se suivront mais sans aucun succès et, en 1952, la crise entre les autorités du protectorat et les nationalistes entraînera des mouvements insurrectionnels tandis que le Sultan sera déposé, puis envoyé en exil en 1953. Cependant, les revers en Indochine, la naissance de la guerre d'Algérie en 1954 inciteront le gouvernement Français à rechercher une solution politique. Le retour d'exil du Souverain se fera en Novembre 1955, ouvrira le chemin de l'indépendance, reconnue en 1956 par la France, puis par l'Espagne. Dés les premières années S.M le Roi Mohamed V tentera de doter le pays d'institutions démocratiques et rédigera une constitution peu de temps avant sa mort, en 1961.

Sa Majesté le Roi Hassan II

Après la mort du Sultan Mohamed V, survenue le 26 février 1961, Moulay Hassan ( que Dieu l'ait en sa Sainte Miséricorde ) fut intronisé le 3 mars 1961, sous l'appellation de Sa Majesté le Roi Hassan II. Au début de son règne, le Souverain pensera tout d'abord à consolider l'indépendance et unifier le pays, ensuite prendra l'initiative de faire expatrier toutes les troupes étrangères en 1962. Marqué par des difficultés politiques et économiques, le début de ce règne s'expliquera par un renforcement de la centralisation ; en 1963, s'opposeront, dans les démarcations sahariennes, les armées marocaine et algérienne. L'année 1965 verra la mise en place de la réforme agraire, ensuite le retour de la province de Sidi Ifni à la mère patrie en 1969.

Sur le plan international, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II envoya deux contingents militaires, l'un au Golan, en Syrie, l'autre au Sinaï, en Égypte pour participer à la défense de ces deux pays contre les agressions israéliennes. Cependant, la Marche Verte qui aura lieu en Novembre 1975, afin de réintégrer au Royaume ses provinces sahariennes, mobilisera et enrégimentera tout le peuple marocain derrière son Roi, ce qui permettra de franchir les frontières fictives.

Feu S.M le Roi Hassan II comptait parmi les grands chefs d'états dans le monde .Il présidait le Comité Al Qods à travers lequel il déployait de grands efforts pour sauver cette ville sainte de la judaïsation. Il a encouragé le secteur agricole, base principale de l'économie nationale, en édifiant des dizaines de barrages, comme il distribua des terres aux agriculteurs démunis. Pour développer les industries nationales il fit installer des usines et des manufactures, il relia les principales villes et villages par un important réseau routier ; il fit construire des ports et des aéroports. Il s'occupa de l'enseignement, de la santé et de l'habitat. Il fit édifier des hôpitaux, des dispensaires, des écoles, des instituts et des universités. Il abaissa les tarifs des loyers du tiers pour les locataires à faible revenu. Pour asseoir les bases de la démocratie, il mit en place des conseils communaux municipaux et ruraux et fit élire un parlement. Il faisait rectifier incessamment la carte administrative du Royaume, créant ainsi de nouvelles provinces dans le but de rapprocher l'administration des citoyens. Il donna également ses directives à prendre soin du monde rural. Il fit bâtir des mosquées dont la plus grande, la Mosquée Hassan II à Casablanca, un véritable joyau de l'architecture islamique. Il institua des conseils de Oulémas et créa l'Académie du Royaume du Maroc. Toutefois, à partir des années 1990, le régime évoluera vers d'avantage de démocratie, grâce aux changements du cercle national et international et de modifications dans la société. Que Dieu l'ait en sa sainte Miséricorde pour tout ce qu'il a réalisé pour son peuple. Avec le décès de S.M. le Roi Hassan II le 23 juillet 1999,ce sera un souverain né après l'indépendance qui dirigera désormais les destinées du Royaume, en l'occurrence, Sa Majesté le Roi Mohammed VI dont l'intronisation est célébrée le 30 juillet 1999
# Posté le vendredi 17 juin 2005 06:38
Modifié le mardi 16 octobre 2007 13:42

FES

FES


FES : LA PLUS IMPERIALE DES VILLES IMPERIALES


Première capitale du royaume en 808 avec Idriss II, puis deux fois encore, au XIIIème siècle sous le règne de Moulay Abdallah, centre spirituel et culturel du Maroc traditionnel : Fès est une ville multiple, unique par sa splendeur.
Outre la ville européenne construite après la première guerre mondiale, Fès se dédouble en Fès el Jédid ("la Nouvelle") et Fès el Bali ("l'Ancienne"). Fès el Bali se compose elle-même de deux quartiers.
En 818, plusieurs centaines de familles musulmanes, chassées d'Andalousie par les armées chrétiennes, s'installèrent sur la rive droite de l'oued Fès. Sept ans plus tard, 300 familles kérouanaises s'établirent sur l'autre rive.
Les Arabes d'Andalousie apportèrent l'art et le savoir d'une civilisation à l'apogée de sa gloire. Le quartier des Andalous saisit par sa splendeur et par la profusion de ses édifices. Les palais rivalisent d'ornements : boiseries sculptées, bronzes ciselés, zelliges polychromes, moucharabiehs, colonnes et plâtres sculptés...

A deux pas, la porte monumentale de la Mosquée des Andalous invite les fidèles au recueillement. Signalée par son minaret vert et blanc, la médersa el Sahrij (construite en l'an 1321) semble ruisseler de sa luxueuse décoration. Toutes les médersas abritent une cour pavée de marbre ou d'onyx qu'on aperçoit par les portes entrouvertes comme un sanctuaire de lumière. Par une fenêtre s'échappent des voix d'enfants qui psalmodient. Prêtez l'oreille et vous entendrez vibrer, comme des cordes, les liens qui unissent un peuple à sa culture, la terre au ciel, la matière à l'esprit.


A NE PAS MANQUER


AU RENDEZ-VOUS DES GOURMETS

Fès, décidément capitale, est aussi la capitale de la gastronomie. C'est le berceau de la pastilla légendaire et succulente : une pâte feuilletée aussi légère qu'un papier de soie renfermant un subtil hachis de pigeon, de sucre, d'amandes et d'épices. Et puis, en flânant dans les rues, si vous rencontrez un vendeur de nougat, n'hésitez pas, arrêtez-vous pour goûter.

LES TRESORS BLEUS DU DAR-BATHA

Près de l'admirable médersa Bou Inania, le musée du Dar-Catha regorge de trésors. Admirez la collection des céramiques, les plus belles du Maroc sont dues à la technique et à l'art fassis. Le célèbre "bleu de Fès" sert généralement de fond au décor, où s'enchevêtrent des motifs géométriques ou stylisés variés à l'infini.

LE TEMPS DES CERISES

A la ville de Sefrou, au mois de juin, les habitants fêtent le retour des cerises. Une procession se rend au tombeau du prophète Daniel. Une savoureuse occasion de découvrir le folklore vivant du Moyen-Atlas : Joyeux tumulte de la fantasia suivi par des chants et des danses paysannes.

AU FOND DU GOUFFRE

Près de Taza, le gouffre de Friouato s'enfonce à 180 m de profondeur. Un escalier descend jusqu'à un véritable palais souterrain. Salles et galeries semblent hantées d'étranges figures. Ce sont les stalactites, les stalagmites et les concrétions dont se hérissent les parois : Une féerie minérale.

L'EAU DE MOULAY YACOUB

Ici, il est recommandé de se mettre dans le bain! Les eaux chaudes et bienfaisantes de Moulay Yacoub soulagent rhumatismes, affections du nez et de la gorge, maladies de la peau et problèmes gynécologiques. Soyez parmi les premiers à profiter de la douillette, luxueuse, ultramoderne et toute récente station thermale de Moulay Yacoub et de ses équipes médicales réputées.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 07:16
Modifié le vendredi 31 août 2007 12:03

MARRAKECH

MARRAKECH


MARRAKESH : LA VILLE SPECTACLE


Marrakesh s'éveille. Comme chaque matin depuis 800 ans, avec les mêmes inflexions chantantes, l'appel du muezzin résonne du haut des 70 mètres de la Koutoubia, le phare spirituel de Marrakesh.

Le soleil se lève sur Marrakesh. Une foule bigarrée envahit les rues tortueuses de la médina. Des hommes se pressent devant la mosquée Ben Youssef, accolée à la médersa, l'un des plus remarquables monuments de Marrakesh, gigantesque et superbe école coranique fondée par le sultan méridine Abou el-Hassan (1331 - 1349).


A NE PAS MANQUER


ARTS POPULAIRES : TOUT UN FESTIVAL !

Chaque année, les ruines du palais el Badii prêtent leur cadre grandiose au festival national des arts populaires. On y présente musique, danses, chants, costumes, bijoux, parures des fêtes familiales ou religieuses. Enchanteur !

LES TRÉSORS DU MUSÉE DAR SI SAID.

Bijoux en argent ciselé, lampes à huile en pierre de Taroudannt, cuirs brodés, poteries rustiques, marbres, jarres, coffres, bijoux berbères : vous rêvez les yeux ouverts. Ne manquez sous aucun prétexte la chambre de la favorite, ses tapis valent vraiment le détour.

TANGIA : LA TRADITION A DU BON

C'est à la fois le nom d'un pot en terre pansu et celui d'un met délicieux à base de mouton et d'épices qui mijote à l'étouffée, enfoui toute la nuit dans des cendres chaudes. Un régal.

LES GESTES ANCESTRAUX DES TANNEURS

Dans les tanneries du souk, rien n'a changé depuis des siècles. Parmi des peaux étendues au soleil sur la paille, près des cuves, des artisans se servent toujours du safran pour obtenir le jaune, du coquelicot pour le rouge, de l'indigo pour le bleu, et de l'antimoine pour le noir. Un regard sur le passé à ne pas manquer.

EN CALECHE POUR LA PALMERAIE

Emporté par le trop vif du cheval, qu'il est doux de sentir la caresse d'une brise légère et d'admirer les palmiers se découpant dans l'embrasement du ciel : le tour de la palmeraie au soleil couchant, c'est la promenade la plus romantique de Marrakesh.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 07:31
Modifié le vendredi 31 août 2007 12:04

AGADIR

AGADIR


AGADIR : QUE LA FETE COMMENCE !


Entre le vert odorant des eucalyptus, des pins, des tamaris et le bleu enchanteur d'une mer limpide, calme, vivifiante, délicieuse, bleu pur à peine plus soutenu que celui du ciel où, tous les jours, brille un soleil éclatant, s'étale une sublime plage de sable fin et doré, longue de dix kilomètres, la plage d'Agadir.

C'est dans ce splendide décor naturel qu'a été construite la plus belle, la plus prisée, la plus hospitalière station balnéaire du Maroc.

Pratiquer tennis, golf, voile, équitation... s'essayer au ski nautique, à la plongée, à la pêche au gros... se délecter de poissons frais, de plats typiques de la meilleure gastronomie maghrébine... danser jusqu'à l'aube... s'endormir dans le luxe accueillant d'un hôtel au service raffiné... changer d'air dans les régions saisissantes du Haut-Atlas, rencontrer les fameux "hommes bleus", découvrir les souks d'une ville médiévale ou pré-saharienne...
Sous le soleil d'Agadir, les vacanciers sont rois.


A NE PAS MANQUER


CLAIRE DE LUNE A TAROUDANNT

Taroudannt est entourée de remparts, épais murs de pisé crénelés, abondamment bastionnés, environnés d'oliviers géants, d'eucalyptus, de palmiers. Surtout ne manquez pas le coche : la balade est magnifique et inoubliable en calèche au clair de lune. Romantisme garanti.

LE SOUK AUX DROMADAIRES DE GUELMIN

Tous les samedis dès l'aube, se tient le plus grand marché aux dromadaires du Maroc. Principaux acteurs : les hommes bleus, ainsi appelés car ils portent des vêtements de cotonnade indigo.

SOUSS MASSA, LE PARADIS DES OISEAUX

Ouvrez grand les yeux et les oreilles. Ici, flamants roses, ibis, canards, tourterelles, hérons cendrés ne sont dérangés que par le galop des gazelles. La réserve naturelle de Souss Massa est divinement calme, féérique.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 07:35
Modifié le vendredi 31 août 2007 12:05

ESSAOUIRA

ESSAOUIRA


ESSAOUIRA


Eternellement protégée par les alizés, noyée au milieu des fleurs, Essaouira la Blanche embaume de toutes les essences que travaillent ses ébénistes. Charmante petite ville au caractère très particulier avec ses maisons aux volets bleus, l'ex-Mogador rappelle étrangement les îles grecques, tandis que ses remparts font penser à Saint-Malo. Bref, on se sent chez soi. En plus la température y est presque toujours de 25ºC, ce qui change des 40ºC de Marrakesh en été. Pas étonnant que de nombreux Marrakchis s'y précipitent, fuyant les fortes chaleurs.

Protégée par ses fortifications d'un bel ocre rosé, cette agréable cité surprend cependant un peu le visiteur avec ses rues rectilignes. Son plan fut en effet conçu au XVIIIème siècle par un Français, Théodore Cornut, émule de Vauban.
Comme Saint-Pétersbourg et Brasilia, Essaouira fait partie des rares cités au monde dont l'urbanisme a été entièrement pensé avant la construction.


A NE PAS MANQUER


LE PORT

Essentiellement consacré à la pêche, c'est l'un des lieux les plus animés de la ville, surtout au retour des bateaux. Le poisson est alors vendu à la criée. Un spectacle à ne pas manquer. On accède au port par le poste de douane situé en haut de la plage ou par la porte de la Madne. Les quais sont transformés en chantiers navals. Vous y verrez construire des bateaux tout en bois comme on n'en construit plus guère ailleurs. Leur forme n'est pas sans évoquer celle des anciens boutres.

LA PORTE DE LA MARINE

Edifiée en l'an 1184 de l'hégire pour relier la ville au port, elle fut construite par un renégat anglais. Elle est omée de deux colonnes d'un fronton triangulaire très classique. L'ensemble a beaucoup d'allure. Un escalier permet parfois d'accéder au sommet de la muraille de la skala du port et même de monter dans les échauguettes. Très belle vue sur les îles purpuraires et sur la plage. Les canons sont omés de blasons portugais, espagnols et flamands. C'est dans cet étonnant décor qu'Orson Welles a tourné certaines scènes de son Othello qui devait remporter la palme d'or au festival de Cannes en 1952.

LA SKALA

Franchir la porte de la Marine, se diriger vers la place Moulay.el-Hassan et tourner à gauche dans la rue de la casbah qui longe les remparts et que l'on suit jusqu'au bout. Franchir le passage sous la voûte pour découvrir dans les anciens entrepôts de munitions des ateliers d'artisans marqueteurs. Leurs oeuvres sont en loupe de thuya, incrustées de bois de citronnier, d'ébène et parfois de fil de cuivre. Monter la rampe qui conduit à la plate-forme de près de 200 m de long, protégée de l'océan par un mur crénelé formé de blocs de roches sciés. Vu d'en haut, on distingue encore les traces de scie et le trou, vestige de la manoeuvre qui servit à déplacer ces roches. Belle collection de canons de bronze braqués sur l'océan.
# Posté le vendredi 17 juin 2005 08:12
Modifié le vendredi 31 août 2007 12:05